Des clés pour voyager sans problème
1) La Moldavie est un petit pays enclavé
2) Paris - Chisinau par Amsterdam ou Francfort
3)Attention, la carte verte ne marche pas toujours !
| 1) La Moldavie est un petit pays enclavé, sans façade maritime, entouré par deux grands voisins, la Roumanie et l’Ukraine, et qui possède peu de portes d’entrée. C’est un voyage qui se mérite et peut se révéler parfois déroutant pour le visiteur occidental, mais il ne présente aucun risque particulier et on s’y déplace en toute sécurité, contrairement à ce que laissent à penser certains clichés inhérents à cette partie de l’Europe. Formalités : passeport nécessaire, valable encore six mois + visa. Visa obligatoire : délivrer en général pour un mois, préciser le nombre d’entrées que l’on veut (par exemple si on fait un crochet pour aller en Ukraine). - le demander par courrier auprès des ambassades de la République de Moldavie qui envoient un formulaire à remplir, à retourner en recommandé avec le passeport, une photo d’identité et un chèque d’environ 45 € ; retour en moins d’une semaine. Autres solutions, mais elles pourraient être supprimées prochainement, du moins pour la délivrance à la frontière, sauf pour les pays qui n’ont pas d’ambassade de Moldavie sur leur territoire ( la Suisse par exemple) : - l’obtenir lors de votre passage à Bucarest ; même procédure. Se présenter avec les pièces nécessaires (voir ci-dessus) au consulat général de Moldavie, le matin de 9 h à 11 h (une demi-heure d’attente), puis aller le payer en euros dans une banque du centre de Bucarest qui délivre un reçu, et le retirer l’après-midi même entre 15 et 17 h. - délivrer à l’entrée : immédiat à la frontière aérienne ou terrestre (uniquement les postes frontières avec la Roumanie de Leuseni, Sculeni et Cahul qui possèdent un service consulaire); mêmes conditions, un quart d’heure d’attente, prévoir des euros. Enregistrement : survivance du communisme, les étrangers sont tenus de se faire enregistrer auprès de l’administration s’ils résident chez des particuliers ou dans des petits hôtels dans les trois jours suivant leur arrivée. Il faut compter une à deux heures pour la démarche, pas inintéressante car elle permet de découvrir le fonctionnement de la bureaucratie à la soviétique, ses fonctionnaires mal aimables et ses queues. On peut aussi décider de s’en passer, ne serait-ce que pour rendre caduc ce système policier. Les clients des grands hôtels sont dispensés de cette démarche, étant « fliqués » par les fiches qu’ils doivent remplir. Frontières : pas de problèmes particuliers, passage immédiat pour les frontières aériennes. Frontières terrestres : compter environ trois quarts d’heure. Plusieurs démarches à effectuer : payer la taxe pour les voitures, payer la taxe écologique, au total environ 10 € en lei moldaves qu’il faut changer à la banque du poste frontière. On commence à sentir la pesanteur administrative, mais les agents sont courtois, plus sympathiques à la frontière Albita-Leusani (en provenance de Husi), qu’à celles du nord (Sculeni, Lipscani), en provenance de Iasi et Botosani, où se ressentent le formalisme et la raideur russes. Héritage du communisme entre « pays frères », Roumanie et Moldavie ne comptent que 3 frontières routières et 2 ferroviaires … à comparer avec les centaine qui existent entre la France et la Belgique ou la Suisse. 2) Paris - Chisinau par Amsterdam ou Francfort Accès : La Moldavie est un pays enclavé, n’ayant aucune frontière maritime, enfermé entre l’Ukraine et la Roumanie, avec lesquelles elle a de rares frontières terrestres et ferroviaires (3 routières et 2 ferroviaires avec la Roumanie, 11 et 7 pour l’Ukraine qui l’entoure sur plus de 1500 km). Avion : L’accès le plus pratique se fait par avion, mais seulement quelques lignes desservent la capitale Chisinau : Amsterdam, Francfort, Vienne, Budapest, Prague, Moscou, Istanbul, Athènes, Larnaka (Chypre). Ces vols, en liaison directe, sont assurés par la compagnie nationale Air Moldova et Moldovean Airlines pour Budapest. La desserte directe depuis Paris est supprimée depuis janvier 2005 et remplacée par un pré-acheminement par Amsterdam (KLM, 3 fois par semaine) et Francfort (Lufthansa, tous les jours sauf le dimanche), pour des vols d’une durée de trois heures. Le tarif le plus intéressant aller-retour depuis Paris, valable au maximum un mois, était d’environ 450 €, pré-acheminement et taxes d’aéroport incluses, avant l’envolée des cours du pétrole. La liaison Bucarest-Chisinau est une option très intéressante, évitant temps perdu et fatigue du train si on se trouve en Roumanie. Assurée quasiment quotidiennement et alternativement par Tarom et Air-Moldova, en une heure, il en coûte environ 100-120 € l’aller, aux meilleurs tarifs. Train : pénible car très long (12 heures pour 600 km) au départ de la gare du Nord de Bucarest. Un train par jour, départ le soir à 21 h, arrivée le lendemain matin à Chisinau à 9 h. Le voyage aller en classe unique et couchette coûte 30 €. A partir de 3 heures du matin et l’approche de la frontière, on ne peut plus dormir car on est réveillé sans arrêt par les douaniers. Au retour, le trajet est moins fatiguant ; le départ de Chisinau étant à 17 h, les frontières sont passées entre 21 h et 23 h ; ensuite on peut se reposer jusqu’à l’arrivée à Bucarest, à 5 h 30. Bus : il existe une ligne directe Chisinau-Paris par Eurolines (départ de la gare routière centrale) ; compter 50 heures de trajet et 200 € l’aller (160 € pour les moins de 26 ans et plus de 60 ans). Maxi-taxis : le moyen de transport le plus commode et le plus utilisé par les Moldaves. Pas très confortables, car on y est serré, ils emmènent une quinzaine de personnes en 8-9 heures vers Bucarest (coût : environ 20 €, l’aller) ou en trois heures vers Iasi, où l’on peut prendre des trains plus agréables vers la capitale roumaine (20 €, Inter-city en première classe). Les départs de Chisinau se font Gare du sud ou Gare centrale, plutôt le soir. De Bucarest, strada Iorga et Premier mai, près des ambassades du Canada et d’Italie. Des autocars, beaucoup plus confortables, assurent la même liaison pour le même prix. Veiller à ce qu’ils soient des Mercedes ou d’une marque européenne et non russe. Autre possibilité, les voitures particulières qui proposent d’emmener 3 à 4 personnes pour 17-20 € chacune. Les départs se font aux mêmes endroits, entre 11 h et 15 h, pour arriver le soir. 3)Attention, la carte verte ne marche pas toujours !Routes : plutôt meilleures qu’en Roumanie, notamment les grandes routes, larges et qui ont de grandes lignes droites inclinant à la vitesse ; vitesse limitée à 90 km/h et 50 km/h dans les communes ; pas d’autoroutes. Assurance : bien lire sa carte verte ; écrit en petit, dans le bas du document, on découvre parfois qu’elle exclut la Moldavie et l’Inde des garanties (cela dépend des compagnies). Pourtant les routes moldaves sont plus sûres que les roumaines ou que les autoroutes allemandes, mais le problème est celui de la Transnistrie, province sécessionniste où le droit international n’est pas reconnu ! Renseigner –vous avant votre départ, mais mieux vaut le savoir que risquer un pépin aux conséquences effroyables, d’autant plus qu’à l’entrée du pays, les policiers ne vous préviennent pas que vous n’êtes plus assuré. Dans ce cas, il faut prendre impérativement une assurance aux postes frontières, avant de continuer sa route, auprès des guérites d’assureurs, notamment l’agence d’Etat Moldasig. Elle est délivrée sur place, offre les mêmes garanties que la carte verte et coûte entre 3 et 10 €, suivant la puissance de la voiture, pour deux semaines, le minimum de validité. Police : omniprésente ; nombreux contrôles - 4 à 5 entre la frontière et Chisinau, dont le premier 3 à 4 km après l’entrée en Moldavie - alors qu’on n’est pas familiarisé avec les us et coutumes du pays, dont celui de ralentir à moins de 30 km/h avant les guérites de police. Policiers en général peu sympathiques, arrogants, pas aimés par la population, en symbiose avec le régime autoritaire et ouverts aux bakchichs. Attention : degré d’alcoolémie de 0° , comme dans l’ensemble des ex-pays de l’Est. Essence : beaucoup moins chère qu’en Roumanie (ne pas oublier de faire le plein avant de revenir) et équivalente aux prix pratiqués en Ukraine. 0,45 € le litre d’essence en mai 2005 et 0,40 celui de diesel. Pas de problème d’approvisionnement, les station-services sont nombreuses et on trouve tous les carburants, dont le sans-plomb. Garages : il existe un garage Citroën-Renault-Ford à Chisinau (DAAC Hermes, strada Petricani 17, tel 22 205 898 ou 899). Pas facile à trouver, s’y faire éventuellement accompagner par un taxi. Attention, il faut trois semaines pour faire venir une pièce de rechange, à moins de la faire acheminer par avion par votre compagnie d’assurance internationale. Il est prudent d’avoir en réserve des plaquettes de frein, des courroies de ventilateur ou autres, des bombes anti-crevaison. Stationner : la marche vers le capitalisme n’est pas encore allée vers le système des parcmètres ; ce ne saurait tarder. Le stationnement est donc encore gratuit dans les villes. La nuit, il est préférable de faire garder sa voiture, soit en s’assurant que le parking est surveillé à l’hôtel, soit en la garant dans des parcs payants dits « Parcova » - il y en a plusieurs à Chisinau, notamment dans le centre-ville - pour 5 lei l’heure (0,3 €) et 10 lei la nuit. Maxi-taxis, autocars : nombreux, pas chers, entre un et 8 € pour traverser tout le pays ( 300 km). Gare routière centrale : Metropolit Varlaam, derrière le marché central ; tel : 54 21 85 Gare routière du sud-est (direction Cahul) : 146 route de Hincesti ; tel : 72 39 83. Taxis à Chisinau : plus chers qu’en Roumanie, mais beaucoup plus confortables car ce sont des voitures européennes, la Dacia étant inconnue en Moldavie. Compter entre 25 et 35 lei (1,6 à 2,3 €) la course dans Chisinau. On peut louer un taxi, par exemple pour visiter la ville (60 lei l’heure, 4 €), ou faire une excursion à la journée (70 lei l’heure, environ 5 €). Trajet aéroport-centre-ville : 70 lei (5 €). Plus économique, rapide, mais on y est entassé, le maxi-taxi : 2 lei la course (0,15 €). Ils ont des trajets bien définis, mentionnés par un numéro (le 156 pour l’aéroport). Bus : 1,5 leu (0,1 €). Location de voitures : pas encore très développée et chère (compagnies internationales Avis et Hertz). La location d’un véhicule avec chauffeur est plus courante. Compter 55 € tout compris (salaire du chauffeur, essence, kilométrage, assurance) pour la journée (8 heures) + 3,5 € par heure supplémentaire et kilométrage en sus (0,15 € du kilomètre) pour un véhicule du type Mazda, Toyota, Honda Civic, classe B ; pour une Audi 100 ou une W Passat : 75 € ; pour une Mercedes 600 : 90 €. On peut louer également des vans, des mini-bus et autocars.
Langues : le roumain, que les autorités appellent ici le moldave, est parlé par les deux tiers de la population, surtout en province, mais à Chisinau, le russe est très employé et il arrive fréquemment que l’on tombe sur des interlocuteurs ne parlant pas - ou ne voulant pas parler roumain. Le français est toujours la première langue enseignée, mais la pratique de l’anglais se développe de façon foudroyante chez les jeunes. Si vous êtes perfectionniste, vous pouvez vous mettre au gagaouze, dialecte turc parlé dans le sud du pays, ainsi vous disposerez de tout le panel de langues utilisées dans le pays. Sécurité : pas de problèmes particuliers ; on circule, se déplace et on vit dans les mêmes conditions de sécurité que dans les pays de l’UE, contrairement à ce que laisse à penser la mauvaise réputation qui colle aux pays de cette région. Donc les mêmes précautions sont à prendre, ni plus, ni moins. Par contre, en cas de troubles sérieux de santé ou d’accident, il est préférable de se faire rapatrier. Change : on trouve facilement à changer dans les bureaux « exchange », nombreux à Chisinau, et dans les banques ; ils affichent pratiquement tous le même cours, qui varie peu : 15,25 lei pour un euro en septembre 2005. Veiller à ce que le taux soit sans commission (fara comisie ») Distributeurs de billets : assez nombreux à Chisinau, plus rares en province, ils sont appelés « Bancomat » et acceptent aussi bien les cartes Visa que Mastercard. Il en coûte environ 7 % de commission. Changer du liquide dans les banques est donc plus intéressant, si on accepte le risque de transporter des espèces, et peut faire économiser jusqu’à 150 € pour un séjour de deux semaines. Electricité : 220 volts, comme dans l’UE ; parfois, dans les maisons anciennes, on trouve des prises électriques soviétiques nécessitant un adaptateur qui s’achète facilement. Achats : un paradis pour les fumeurs, à 0,6 € le paquet de Marlboro, mais ils n’ont le droit de ramener qu’une cartouche par personne en UE. Les petits malins doivent bien dissimuler le surplus, car les taxes sont exorbitantes s’il est découvert, de l’ordre de 50 € la cartouche. Le vin de Moldavie est aussi recherché, quoique son goût chargé en sucre ne corresponde pas au notre, les meilleures bouteilles coûtent entre 2 et 3 €. Quitte à en ramener, autant prendre du Xerex, du mousseux méthode champenoise et du cognac. Téléphoner : à moins d’avoir un portable donnant accès au réseau international (le portable roumain ne marche pas ici), il faut passer par les cabines téléphoniques, en achetant une carte. Astuce : on peut « louer » un portable pour passer un coup de fil, aussi bien en Moldavie qu’à l’étranger, à leurs propriétaires qui attendent leurs clients à chaque bout du boulevard Stefan Cel Mare, la plus grande artère de Chisinau, (devant le magasin Unic, au carrefour Stefan Cel Mare-Ismaïl, et devant le Mac Donald et le magasin Gemini, près du monument à Stefan Cel Mare) et poireautent en tenant une pancarte où est écrit « Moldcell ». Internet : S’il n’existe pas encore de bornes d’accès Wifi, il est très facile de communiquer par le biais des cafés Internet, tous équipés en haut débit, fonctionnant 24 h sur 24 et pour un prix dérisoire (0,2 € de l’heure). Demander un clavier qui ne soit pas en russe et caractères cyrilliques. Adresses : en France : 1 rue de Sfax, 75 116 Paris ; en Belgique : 175 avenue Emile-Max, B 1040 Bruxelles ; tel : 02 732 96 60 Pas d’ambassade en Suisse. en Roumanie (consulat général) : 762 432 Bd. Eroilor n° 8, Sector 5; tel: (0040-21) 410 98 27 Ambassade de France en République de Moldavie : 101-a, Rue du 31 August - MD-2012, Chisinau ;tel : + 373 (2) 23.70.17 Fax: + 373 (2) 22.82.24 ; e-mail : ecoambfr@cni.md, amb-fr@cni.md ; site : www.ambafrance.md Pas d’ambassade de Suisse et de Belgique. Air Moldova : Personne à contacter : Olga Socolova, représentante de cette compagnie aérienne à Paris (tel : 01 40 53 83 55, 06 09 39 91 31, e-mail : aeromoldova@wanadoo.fr). MoldovaTur : Il n'existe pas d'agence française de voyage qui travaille avec la République de Moldavie. En ce qui concerne les agences moldaves, les touristes peuvent s'adresser à «MoldovaTur» qui organise des excursions pour les étrangers qui se rendent en Moldavie. Adresse: 4 bd Stefan cel Mare 2001,Chisinau, République de Moldavie ; tel : (37322) 54 03 01, fax : (3732) 27 25 86 ; e-mail : Jur@dnt.md; site Internet : www.ipm.md/mtur Téléphones utiles : Pompiers : 901 Informations indicatifs téléphoniques : 972 Renseignements pratiques (hôtels, restaurants, garages) : 1188 (uniquement en roumain et russe) Adresses utiles en France : Association Culturelle France Moldavie (ACFM) Comité France-Moldavie |
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