Un tourisme encore balbutiant… faute d’être encouragé
Prix des hôtels élevé, chambres d’hôtes inexistantes, la vie des touristes n’est pas facilitée. On peut imaginer que le secteur se développera… quand les autorités l’encourageront et ouvriront vraiment leur pays. Mais, dans l’attente, il ne faut pas bouder son plaisir : la Moldavie regorge de richesses à découvrir et à apprécier.
6) Pas de Noël et la Toussaint une semaine après Pâques
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Mieux vaut compter sur soi-même… le tourisme est encore loin d’avoir fait son nid en Moldavie. Il n’existe pas d’office de tourisme sur place, ni à l’étranger. Il est difficile de trouver des cartes routières ou des plans de ville dignes de ce nom ; on déniche ce qui en tient lieu dans quelques librairies de chisinau. Un numéro de téléphone délivre toutefois des renseignements pratiques sur les hôtels, restaurants et garages : le 1188, mais il est uniquement en roumain et russe. Saisons : L’idéal se situe en mai-début juin ; tout le pays est en fleurs après que le printemps soit arrivé, brutalement, à la mi-avril. Il fait vite chaud. L’été, de mi-juin à début septembre, peut être caniculaire, le thermomètre montant parfois à 40 °. De septembre à mi-octobre, le pays connaît un été indien très agréable et c’est l’époque des vendanges, importantes en Moldavie. Ensuite, après un court automne pluvieux, le pays entre dans l’hiver vers la mi-novembre, avec les premières neiges, mais les mois les plus froids (jusqu’à - 25 °) et les plus neigeux sont février et début mars. |
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Se loger : le grand problème en Moldavie, si on ne veut pas payer des prix inconsidérés dans les hôtels. Malheureusement, la chambre d’hôte est un système qui n’existe pas, à la différence de la Roumanie. On peut imaginer qu’il se développera… quand les autorités encourageront le tourisme et l’ouverture du pays. Pour l’instant, il faut procéder par relations personnelles pour être logé chez des amis d’amis roumains ou par le biais de connaissances personnelles. Quelques rares organismes proposent des locations de studios ou mini appartements à Chisinau (www.moldova-travel.com/accomod/apartements.htm ou www.turisme.md/rom/sections/203/), compter entre 30 et 50 € la nuit. En province, rien n’est prévu, mais on peut demander dans les villages à une « casa mare » (grande maison), ou « gospodorie », qui disposent d’annexes logeables pour la famille que l’on reçoit, que l’on n’utilise pas l’hiver car il faudrait chauffer et où on entrepose les pommes et les coings à l’automne. Elles peuvent être louées pour moins de dix euros, y compris le repas du soir et le petit-déjeuner. |
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Hôtels à Chisinau: très chers, mais corrects… ce qui est normal à ce prix là. -Jolly Alon , 37 str. Maria Cebotari (tel. : /3732/ 23 28 96 ; fax : /3732/ 23 28 70) ; prix d'une nuitée : 100-120 € -Monte Nelly , 13 str. Corobceanu (tel. : /3732/ 23 49 91, fax : /3732/ 29 25 30) ; 120 €. - Dacia , 135 str. 31 August (tel : / 3732/ 23 22 51, fax : /3732/ 23 46 47) ; 80 €. -Codru, 127 str 31 August (tel. : /3732/ 22 55 06; 22 62 70, fax : /3732/ 23 79 48) ; 70 €. -National : 4 bd. Stefan cel mare (tel. : /3732/ 54 03 05, fax : /3732/ 54 04 94) ; prix d'une nuitée : 45 €. Tous ces hôtels sont dans le centre ; il en existe de nombreux autres, mais il est difficile d’en trouver à bon marché et au confort acceptable. En province : il existe quelques hôtels dans les grandes villes, mais çà craint et il est préférable de rentrer sur Chisinau, qui n’est jamais loin, le soir. A la sortie de la capitale, sur les grandes routes, on trouve parfois un ou deux motels neufs. |
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4) Restaurants à Chisinau : à recommander : -Curtea Vinatorului (« La cour du chasseur »Str. Decebal 13 (tel : 784 440), restaurant typique dans un jardin, cadre vert et agréable, fréquenté par la nomenklatura et les étrangers, orchestre et danses tsiganes ; cuisine appréciable. Compter 25 € pour deux, tout compris. -Taifas, str. Bucuresti 67 (tel : 227 692 ou 693, site : www. la taifas.com) ; restaurant moldave roumain typique, assez bien ; compter 25-30 € pour deux. -Symposium, 78 str. 31 august (tel : 211 318 ou 17, 794 10 955); chic, en plein centre, très belle salle voûtée, terrasse ombragée agréable et tranquille en été, cuisine soignée ; compter 25-30 € pour deux. … et ne pas oublier « Délice d’ange », 117/2 str. 31 august (tel : 241 428), la merveilleuse pâtisserie française (on y trouve aussi du salé, genre quiches) faite entièrement par des Moldaves ! |
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Cuisine : les Moldaves sont amateurs de porc, de poulet et de mamaliga (polenta ou semoule de maïs) qu’ils servent notamment avec du poisson et du mujdei (assaisonnement à l’ail). Ils apprécient également les sarmale, appelés galuste, les placinte (galettes) au fromage, aux choux, aux pommes, aux cerises, et le poisson fumé (hareng, maquereau) mais celui-ci coûte cher. Suivant la saison, sont servis des poivrons, des tomates farcies, des melons jaunes (zamos), des pastèques (arbuz), des salades d’aubergines (vinete), des haricots (fasole), des concombres, radis… La Moldavie est connue pour être un paradis de fruits, pas chers du tout en outre : cerises, fraises, framboises, pêches, coings, raisins, prunes, pommes, poires… il ne manque que des scoubidous ! Boissons : la Moldavie est le pays du vin, que l’on sert surtout au sud, la tsuica la remplace dans le nord ; la bière est bonne, les plus répandues sont de fabrication russe, dont la fameuse « Baltica », au degré d’alcool augmentant avec le numéro (se contenter de la n° 3, si on n’aime pas les excès). Marchés : Ils sont pittoresques, vivants ; on y trouve de tout. Ne pas manquer le marché central de Chisinau, près de Stefan Cel mare (entrée principale strada Armeneasca), ouvert de 6 h le matin à 16 h ; on y vient de tout le pays. Compter deux heures de visite et de nombreuses photos. |
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6) Pas de Noël et la Toussaint une semaine après Pâques Fêtes : nostalgie du régime, les fêtes soviétiques (Révolution d’octobre, le 7 novembre, 1 er mai, 9 mai ou fin de la Seconde guerre mondiale) sont toujours célébrées avec défilé et musiques militaires. La fête nationale est le 27 août, commémorant la proclamation de l’indépendance, le 27 août 1991. Noël n’est pas chômé (on travaille les 25 et 26 décembre), comme chez les orthodoxes russes ; on le fête, simplement, le 7 janvier. Par contre Pâques (orthodoxe) est un moment très fort, suivi, une semaine plus tard, des « Pâques des morts » qui est la fête religieuse la plus importante de l’année, correspondant à la Toussaint des catholiques ; les familles se retrouvent et se regroupent sur les tombes des disparus, le plus souvent dans les cimetières à la campagne. On dépose des œufs que le pope vient bénir et qu’on récupère ensuite. La vie dans le pays s’arrête pendant trois jours, du samedi au lundi, et tous les magasins sont fermés. A noter aussi les jours des enfants, fêtés avec de la musique et des fleurs, le 1 er juin, quand les écoles ferment leurs portes, et le 1 er septembre, pour la rentrée scolaire. |
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Elle n’existe que depuis quelques années et a pour objet de promouvoir ce fleuron de l’économie et de la tradition moldave. Organisée à Chisinau sur une semaine, tout début octobre, avec foire-exposition attirant de nombreux négociants étrangers, elle culmine pendant le week-end avec le défilé dans le centre de la capitale des chars des villages viticoles qui font la publicité de leurs crûs, accompagnés de groupes folkloriques, costumés, de fanfares et orchestres. Exceptionnellement, les étrangers sont dispensés de visa à cette occasion. |
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O M M A I R E |
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