1) Un petit pays… qui mérite une huitaine de jours pour s’imprégner de son charme
2) "Monastère, forteresse, villages mèdiévaux ... et, Chisiau la Blanche"
3) Cricova, royume du vin sous la terre
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Un petit pays… qui mérite une huitaine de jours pour s’imprégner
de son charme
Petite Moldavie ? Certes… mais pour en prendre la mesure, deviner sa complexité, s’imprégner de son charme, découvrir ses facettes et partager un peu du quotidien de ses habitants, le visiteur doit prendre son temps. Une huitaine de jours s’avèrent nécessaires. Voici un exemple d’itinéraire qui permet une bonne approche et évite de revenir sur ses pas : 1er et 2ème jours : visite de Chisinau, son centre, ses parcs (prendre un taxi pour faire le tour de la ville et avoir ses points de repère ; compter deux heures) ; dîners dans les restaurants indiqués par ailleurs. |
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3ème jour : le matin, visite de la plus grande cave souterraine d’Europe à Cricova ; l’après-midi, déjeuner et balade à la station balnéaire de Vadul Lui Voda. Ces deux sites se trouvent à moins de vingt kilomètres de Chisinau. 4ème jour : visite des monastères de l’ouest (Capriana, Hincu) ; retour à Chisinau le soir. 5ème jour : escapade d’une journée en Transnistrie, visite de Bender et Tiraspol, la capitale ; prendre un taxi pour visiter cette dernière ville (retour à Chisinau le soir). |
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6ème jour : découverte du pays gagaouze, dans la région de Comrat (retour à Chisinau le soir). 7ème jour : visite du nord de la Moldavie, partir de bonne heure ; citadelle de Soroca et quartier des Bohémiens, monastère de Saharna ; Tsipova, sa cascade et son village, passer sur la rive gauche du Dniestr, en Transnistrie, à Ribnita, pour gagner Molovata Noua, qui se situe dans une enclave moldave, par une très belle route (1/2 heure). Passer la nuit à l’Hôtel Laguna* (il faut réserver). 8ème jour : prendre le bac gratuit pour regagner la rive droite à Molovata ; visiter les bords du Dniestr et regagner Chisinau en visitant Orhei Vechi (compter trois heures). * Un séjour de deux ou trois jours y est vivement conseillé pour se reposer. |
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| 2) "Monastère, forteresse, villages mèdiévaux ... et, Chisiau la Blanche" La
Moldavie séduit par ses paysages romantiques, mais il ne faut pas
oublier non plus de visiter ses sites. Les Moldaves ont bâti durant
des siècles des citadelles pour défendre leurs terres et
leur liberté. S'y sont érigées des églises
et monastères, puis des écoles et des bibliothèques…
En découvrant ses monuments anciens, tels que le monastère de Capriana (1429), produits de l'art religieux de l'époque, le visteur comprendra que la Moldavie est une terre de civilisation et de culture. La cité historique d'Orheiul Vechi recèle les vestiges d'anciennes habitations geto-daces, des traces de la cite médiévale tatare et des ruines de la cité moldave du XVème siècle. Les forteresses de Soroca et de Tighina-Bender, le long du Dniestr, constituent des systèmes de défense érigés par les Moldaves contre les invasions nomades. A travers tous ces symboles du passé, la Moldavie revit son histoire. Partons à leur découverte. Monastère de Hincu : en 1678, dans une forêt à la source du fleuve de Cogalnic (environ 55 kilomètres à l’ouest de Chisinau) le dignitaire Mihai Hincu, à la demande de sa fille, a fondé un couvent de nonnes, appelé Parascheva. Les églises et les cellules en bois ont été souvent détruites par les invasions barbares pendant le XVIIième siècle, et le monastère de Parascheva est resté inhabité. En 1835 une église de pierre a été construite dans un style russo-bizantin. Plus tard, en 1841, lui fut adjointe une église pour la saison d’hiver. De 1956 à 1990 le couvent a été fermé par les autorités soviétiques, et rouvert à la demande de la population, en 1990. Il se visite et on peut y être hébergé. Capriana : le monastère de Capriana est situé dans une région couverte de forêts, à seulement 40 km à l’ouest de Chisinau ; c’est le plus vieux de Moldavie (1429). Fermé jusqu’en 1989, il est devenu un symbole de la renaissance nationale. Le monastère peut être visité quotidiennement. Autres sites intéressants à proximité : la réserve naturelle de "Capriana-Scoreni", le chêne de Stefan cel Mare, et la plus ancienne réserve naturelle de Moldavie, "Codrii". Saharna : le complexe du monastère, comprenant plusiers terrasses, avec église d’été et église d’hiver à deux niveaux, est situé dans une des gorges les plus pittoresques du Dniestr, près du village de Saharna, à 8 km de Rezina et 14 km de Ribnitza. Du haut des collines on peut voir le paysage de la vallée du Nistru. Couvert de forêts, le canyon Saharna est traversé par une rivière qui compte plus de 30 rapides et cascades. Le monastère a été fondé par l’ermite Vartolomeu en 1777. Fermé en 1964 et réouvert seulement en 1991, il accueille aujourd’hui 20 moines et frères. La cascade de Tsipova : le petit village de Tsipova paraît ne pas avoir changé depuis l’époque (1746) où il est cité dans des documents. Il semble que le temps a décidé de préserver cet endroit. Il y règne une atmosphère très spéciale pleine de calme et de repos. L’environnement médiéval de la région : maisons minuscules et brillamment peintes, fermes entourées par des clôtures en pierre, puits à chaque porche, contribuent au charme du lieu. La forteresse de Soroca : au nord de la Moldavie, cette fortification, sur les bords du Dniestr, défendait l’accès du pays. Soroca est aussi la capitale des tsiganes moldaves : voici plus de 50 ans les familles de Bohémiens les plus riches de l’Europe de l’Est se sont installées ici, et on trouve leurs palais luxueux sur la colline dominant le centre-ville. Orheiul Vechi : Orheiul Vechi est un site antique situé sur la rive gauche du fleuve Raut près des villages de Trebujeni et Butuceni. En haut, les vestiges d’une mosquée, deux mausolées, un caravansérail et de trois bains de la période de « la Horde D’or » des Tartares ont été découverts La ville moldave médiévaled’Orheiul Vechi a été fondée au XVième, sur les restants de Chekhr Al-Djedid de la Horde D’or. Jusqu’à ce qu’elle ait été abandonnée (XVIième siècle), elle a joué un rôle économique, militaire et administratif important à l’Est de la Moldavie. Le
célèbre ermitage de Butuceni fait partie de l’ensemble
d’Orheiul Vechi. Jadis on pénétrait dans l’ermitage
avec des cordes en descendant la falaise. Ensuite on construisit des escaliers
en bois qui se détruisaient périodiquement. C’est
au XIXième qu’un tunnel d’accès a été
creusé. On l’utilise aujourd’hui pour visiter l’ermitage.
La vue côté falaise est impressionnante. « Chisinau la blanche », capitale aux sept collines : Chisinau, est appelée « la ville de pierre blanche, lavée par les mers vertes". Entourée par sept collines elle est située sur la berge de la rivière Bîc. Petit marché, fondée au XIVème siècle, elle est devenue le centre administratif de la Bessarabie au XIXème siècle. La ville a alors vite évolué avec ses larges rues, plantées d’arbres, en faisant une des capitales les plus vertes de l’Europe, particulièrement agréable, où se promenait autrefois le grand poète russe Alexandre Poutchkine, qui y avait été envoyé en exil. Sorte de Champs Elysées, mais en core plus long, le Boulevard Stefan cel Mare est la principale artère de cette ville de 700 000 habitants, où les établissements administratifs nationaux les plus importants sont situés (la Présidence, le Parlement, le Gouvernement, l’Administration de la Ville, etc.) et les centres Culturels (le théâtre national Eminescu). On y trouve également le monument de Stefan cel Mare, l’Arc de triomphe (1840 par Zaushkevich), et la cathédrale érigée en 1830 par A. Melnikov. |
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| 3) Cricova, royaume du vin sous la terre Les touristes peuvent désormais visiter la plus grande cave souterraine d’Europe. Soixante kilomètres de galeries portant des noms de rues, où camions et voitures se croisent. Après son vol dans l’espace, Gagarine avait mis deux jours pour en sortir. Sous l’URSS, on y stockait trente millions de litres, soit un verre de vin par citoyen soviétique. Poutine y a fêté ses cinquante ans ; Khrouchtchev, Brejnev, s’y sont livrés à des libations tout autant russes que communistes, Gorbatchev, plus réservé, s’est contenter de la parcourir. Depuis sa création, en 1953, dans une immense carrière de calcaire à 20 km au nord de Chisinau, trouée comme un gruyère, la célèbre cave de Cricova, située au milieu d’un vignoble datant du XVIème siècle, a attiré tout le « gotha » de l’univers soviétique et des « pays frères ». Mais son visiteur le plus fameux reste le cosmonaute Youri Gagarine, au retour de son périple dans l’espace. La légende veut qu’il ait mis deux jours à trouver le chemin de la sortie, déclarant en retrouvant l’air libre et en fixant le ciel « C’était plus dur que là-haut ». Avec son dédale de 60 kilomètres de galeries, Cricova est en effet la plus grande d’Europe, et peut-être du monde. A 70 mètres sous terre, on y circule en voiture, en camion, à travers des rues qui ont pour nom « Merlot », « Chardonnay », « Cabernet », « Sauvignon », on s’y croise « Place Dionysos ». Dans ces voies, à l’ordre strict, éclairées discrètement pour ne pas nuire au vieillissement des vins, on longe des enfilades de tonneaux en bois, impeccablement empilés. La collection des grands crûs volés par Goering A l’époque de l’URSS, l’équivalent de 30 millions de litres y étaient stockés, suffisamment pour donner un verre de vin à chacun des 250 millions de Soviétiques. Avec une température constante de 12-14 ° et une humidité de 97-98 %, les conditions sont en effet idéales pour la conservation. Les particuliers peuvent d’ailleurs louer des niches pour y entreposer leur réserve de bonnes bouteilles. Dans sa propre vinothèque, que l’on visite, Cricova en abrite justement un million. La plus vieille date de 1902… un vin de Pâques juives. Un Américain a proposé de l’acheter un million de dollars, ajoutant même quatre Cadillac de collection pour convaincre ses interlocuteurs… en vain. On y découvre aussi une partie de l’impressionnante collection de grands crûs que Goering avait accumulée à travers l’Europe pendant la guerre, en dépouillant leurs propriétaires. S’y côtoient des Mouton-Rothschild, des Nuits-Saint Georges, et même une bouteille de muscadet de 1940. Lors de la débâcle nazie, l’Armée Rouge avait récupéré ce trésor, qui avait été ensuite réparti entre différentes républiques soviétiques. Dionis, vin préféré des femmes… car il donne des idées aux hommes Le vignoble de Cricova est connu pour sa diversité. On y trouve toutes les sortes de cépages. Certains auraient des vertus particulières. Ainsi, dans les sous-marins nucléaires soviétiques, on distribuait chaque jour un verre de cabernet à l’équipage pour lutter contre la radio-activité et, après la catastrophe de Tchernobyl, les médecins auraient observé que les habitants qui avaient eu la bonne idée d’en boire avant l’explosion avaient été moins contaminés. Quand au Dionis, il s’agit du vin préféré des femmes car c’est celui qui donnerait … le plus d’idées aux hommes. La cave propose aussi ses brandy, une quinzaine de sortes de mousseux, dont certains selon la méthode champenoise. Mais le vin le plus étonnant est un Xéres qui ressemble comme un frère jumeau à son homologue espagnol. L’explication est simple. Dans les années cinquante, un Moldave voyageant en Andalousie et visitant une cave avait chapardé quelques spores du champignon qui fleurit sur les barriques contenant ce vin et qui font sa spécificité. Il les avait sorties clandestinement, ramenées dans son pays et cultivées avec succès ! Faire bombance dans l’antre des dignitaires communistes Jusqu’ici, découvrir Cricova n’était pas du plus commode. En 2004, 200 étrangers seulement en avaient eu la possibilité. La cave a cependant décidé de développer le filon touristique et elle est désormais accessible tous les jours de 9 h à 16 h, sauf le samedi-dimanche (ou sur réservation pour les groupes). Depuis le printemps 2005, on peut réserver sa visite en téléphonant 3-4 jours à l’avance (373/2/44 12 04) ou par e-mail (cricovavin@mdl.net). Des guides parlant roumain, russe, français ou anglais vous accompagnent. Ces visites ne sont pas données. L’excursion dure une heure et coûte 9 € (60 F). Si elle est prévue avec une dégustation, elle revient à 23 € (150 F) et prend deux heures. Pour les groupes d’au moins trois personnes, il est possible d’y ajouter un repas pris sous-terre, dans les somptueuses salles où les dignitaires communistes faisaient bombance et qui servent toujours à recevoir les hôtes de marque de la petite République. Pour une durée totale de trois heures, il en coûte entre 40 et 52 € (260-340 F) par personne. L’accès à la cave peut se faire par micro-bus (2,5 €, 16 F, l’aller-retour). Sur place, on peut acheter des bouteilles et quelques souvenirs Si on n’a pas le loisir de se rendre à Cricova, on peut se procurer son vin dans les magasins dont dispose la cave dans le centre de Chisinau (126 bd Stefan Cel Mare, tel : 373/2/222 775), à Balti, Comrat, Tiraspol. A noter qu’à Bucarest on trouve des vins moldaves - souvent meilleurs et plutôt moins chers que les vins roumains - dans les grandes surfaces ou dans une cave spécialisée, Casa de vinuri Ferren, n° 31 strada 11 Iunie, près de la Métropolie. |
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O M M A I R E |
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